C'est la crise ! A force de l'entendre ces derniers mois, on commence à le savoir. Les différents gouvernements nous le disent. Les banques nous le disent. Les chiffres de la récession et du
chômage nous le disent. C'est la crise, soit, mais pas de panique.
Les divers Etats ont réagis, prenant les mesures nécessaires. Quand ils le peuvent. A l'image d'un François Fillon croyant "en la capacité de rebond des Français".
En effet, cette crise va permettre de repartir de zéro, voire même en négatif, pour assainir en profondeur les marchés financiers. Finis les trades à 5 milliards de dollars, les Hedge Funds basés
sur du vent, les crédits délivrés alors que les demandeurs (entreprises ou particuliers) n'auront jamais de quoi rembourses. Le capitalisme a changé !
L'Etat renfloue les banques à coup de milliards, valide des plans de relance pour les secteurs les plus touchés (automobiles, bâtiment), lance des grands projets afin de rebooster tout cela ( "le
Grand Paris" en France par exemple).
On se dirige même vers plus d'Etat et de contrôle dans les marchés (aux USA avec les banques, l'Angleterre qui nous envierait presque le modèle français, jugé trop stricte auparavant).
Le mot d'ordre est lancé et à la grande loterie, celui tiré est "innovation". Obama ou les sultans d'Arabie le prouve en investissant sur les nouvelles énergies).
Mais n'est-il pas trop tard ? Les hauts-placés ont-ils le recul nécessaire pour ? Quand on entend Mme Lagarde face aux députés en 2008 prévoyant une croissance de 3% pour l'année à venir, on peut
légitimement se poser la question.
La récession dans les années 2000, le Traité de Rome en 1967 l'avait déjà prédit.
L'homme est connu pour ne pas apprendre de ses erreurs. Cette crise ne va pas contredire ce vieil adage. Relancer l'automobile, pourquoi pas, le secteur est gravement touché. Mais quand on sait que
tous les pays producteurs de pétrole ont dépassé leur pic de production ou presque (www.manicore.com). Réinsuffler de l'argent dans les banques, d'accord, mais encore faut-il avoir des garanties
sur comment va être utilisé cet argent. Pour ne pas qu'ils finissent en golden parachutes comme en Grande Bretagne.
Résultat ? Un sentiment d'injustice, de colère sociale monte. Les riches sont toujours aussi riches, les pauvres, eux, sont de plus en plus pauvres. L'argent du contribuable est dilapidé par les
banques et c'est le contribuable qui doit renflouer ces dernières. On propose des milliards aux banques, quelques millions aux hommes. On continue d'importer en masse, au lieu de favoriser son
marché intérieur. Et la liste est longue.
La crise est peut-être bien une aubaine. Encore faut-il la saisir...
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